Mongolie intérieure : les steppes
03/05/09
Voilà le plan : Marwan et moi, sans parler un mot de chinois ni l'un ni l'autre, partons voyager en Mongolie intérieure.
Arriver à la gare n'est déjà pas gagné. En effet, il faut marcher une dizaine de minutes depuis le métro, et nous ne savons absolument pas dans quelle direction aller. Nous n'avons bien sûr pas pris de carte, trop facile. Nous arrivons à demander notre destination entre guide de conversation et mime, et par chance nous tombons sur une femme qui nous prend sous son aile. Elle nous fait monter dans un bus avec elle, nous paye les billets en refusant qu'on la rembourse, et nous accompagne jusqu'à lire le panneau de départ des trains. La Nature est avec nous, comme d'habitude.
Nous voilà dans le hall de la gare, direction Huhehaote (capitale de la mongolie intérieure). Vous pouvez observer, jusqu'au fond de la gare, le nombre de personnes qui attendent pour le même train.

Nous arrivons à notre couchette (train de nuit), sans nous douter encore du GAVAGE qui nous attend. En effet, dans notre compartiment de 6 personnes, il y a nous deux et... une bande de 4 potes chinois. Alors que nous les saluons tranquillement, ils nous proposent de prendre un verre. Nous acceptons instantanément, et il s'avère que c'est un alcool de type tord-boyaux. J'apprendrai plus tard qu'il est d'environ 60 degrés. Ils nous donnent aussi des baguettes et nous commencons à manger avec eux. Au menu : légumes et coeur de poulet, plutôt dur à mastiquer. Le repas est ponctué de ces petites scènes qui nous caractérisent, comme ce moment ou je fais le malin au niveau de la maîtrise des baguettes, puis fais tomber ma tomate cerise par terre, telle une loose. De fil en aiguille, nous balançons de plus en plus de mots en chinois. La discussion s'engage à un rythme extrêmement lent, mais personne n'est pressée... La soirée monte en pression, et je pense qu'au bout de deux heures nous nous considérons réciproquement comme potes (bien que nous les considérions comme tels de manière unilatérale dès la première seconde, vu le niveau de jus). Voici la fine équipe direction la mongolie :

Le troisième en partant de la gauche porte le titre de "Si-Pi", qui se traduit par "beau gosse". Gniiiiii. A 22h30, les lumières s'éteignent et le wagon commence à dormir. Notre groupe continue donc la fête à la lampe torche, jusqu'à finir entre les wagons à parler debout devant les chiottes, à l'ancienne. Les vidéos parleront d'elles-mêmes lorsque je pourrai les mettre en ligne. La nuit se fait courte, nous allons dormir. Arrivés à Huhehaote vers 6h30, nous descendons et Si-Pi ouvre un oeil pour nous balancer un "tsai tsien" (au revoir) avant de se rendormir. Magnifique début.
A la gare, nous rencontrons directement un représentant du CYTS, l'agence de voyage officielle chinoise. Nous avons entendu dire qu'avec cette agence les prix sont très corrects, et surtout qu'ils n'ont pas besoin d'être négociés. L'offre est nickel : un jour et une nuit dans les steppes en yourte, un jour dans le désert, repas et trajets compris pour 350 yuans (35 euros). Il reste une demi-heure avant de partir et nous allons petit-déjeuner. Je demande un peu d'eau avec mes nouilles, et on me donne un bol d'eau chaude qui est en fait puisé dans l'eau de cuisson des pâtes. J'apprends alors que c'est tout à fait normal. L'eau n'étant jamais potable Chine, elle est servie bouillie et encore chaude.
Puis nous rejoignons le groupe : un couple anglo-allemand, et deux couples chinois. L'ambiance est excellente. Nous nous mettons en route dans un petit van qui a du perdre ses amortisseurs il y a longtemps, et oublions donc que nous avons des fesses pour les 3 prochaines heures. Après un trajet dans les montagnes qui séparaient autrefois la Mongolie de la Chine, nous arrivons au camp de yourtes dans les steppes. Voici la vue générale sur l'immensité du "grassland" (terre de l'herbe) :

A l'arrivée, les locaux nous font la cérémonie qui consiste à nous ammener en chantant un petit verre d'alcool, que l'on doit boire après avoir trempé le doigt dans le dit-alcool et jeté une goutte par terre, une goutte vers le ciel et une goutte sur son front. Les chants sont fricassants, je mettrai la vidéo en ligne dès que possible. Puis nous posons nos affaires. Voici notre petite yourte avec Marwan :

Voici aussi une photo du groupe :

Un des locaux joue d'un instrument genre violon. La musique est belle, et prend son sens particulièrement dans ce lieu. En un mot, grosse roxxe. Puis nous allons manger.
Nous choisisson ensuite d'aller faire du cheval dans les steppes. Nous sommes 3, plus un guide. Ce sont des chevaux petits, resistants et trapus. Nous allons jusqu'a un lac dans les steppes, ce qui doit faire une ballade d'environ 10 kilomètre. Le cheval dans les steppes est vraiment une sensation au dessus. Le guide parle aux chevaux dans une langue inconnue, et il est très difficile de communiquer avec lui. La bonne nouvelle, c'est qu'il nous offre de faire quelques galops, ce qui est un peu flippant au début mais qui devient rapidement jouissif. Je n'attends alors plus qu'une chose, le-dit galop dans les-dites steppes. Gniiiiii. Evidemment, je me fais engueuler car je suis en train d'essayer de filmer avec une main pendant le galop, ce qui est assez foireux et dangereux. Toujours au top. Marwan tente aussi de repondre a son telephone, pour lacher a Pierre un magnifique "je te laisse, je suis au galop là". Voici une petite photo une fois arrivés au lac au milieu des steppes :

Silence, sel au bord de l'eau, grillons volants, et même une petite barrière de principe (genre de petite barrière en plein milieu des steppes). Le décor est parfait.
De retour aux yourtes, nous observons un spectacle a cheval, puis une demonstration de catch mongol. Il s'agit de mettre l'autre a terre, une sorte de judo sans tatami a meme la terre. Je me porte donc volontaire pour faire un combat avec le champion de la tribu, qui me bat sans probleme apres une resistance d'environ une minute de ma part. C'est sur le CV, j'ai catché avec un mongol.
Puis nous tombons de fatigue comme des masses pour une sieste qui continue jusqu'à ce que le guide nous réveille pour le repas du soir. Nous avons droit a un spectacle traditionnel (?), la musique en tout cas vaut le coup, ainsi que les intruments et les costumes. Voici le groupe en question :

A la table à côté de nous, il y a deux australiens avec qui nous faisons connaissance (peut-être que je les reverrai en Australie, ils viennent de Byron Bay, un coin ou j'ai prévu d'aller). Et à une autre table, un groupe de chinois est visiblement en train de fêter un évènement. Ils ont une table de banquet, et descendent l'alcool à une vitesse impressionnante. La mayonnaise prend, bien diversifiée (chinois assez ronds et étrangers dans une tente en mongolie intérieure, sur de la musique traditionnelle) et BAM c'est la fête. D'ailleurs, séquence collector à venir d'un des chinois faisant la danse magnifique du V de Victory avec les doigts devant mon objectif. Et tout à coup c'est l'innattendu : de la musique electro à fond, les lumières qui s'éteignent, un petit stroboscope, et nous voilà dans une yourte transformée en discothèque agressive. Le clou étant que dehors le soleil n'est même pas encore couché. C'est une des séquences les plus violemment elfiques que j'ai fait pour le moment...
Puis nous allons voir le coucher de soleil, histoire de faire péter un DBZ de principe. Une pensée pour les potes :

On continue la fête, on danse, on discute, on prend des photos et on lache des mots en chinois. Il est maintenant l'heure de se coucher. Il est 23h00 mais on a l'impression d'être 3h00 du matin. Demain le réveil sera rude, on part tôt dans le désert...
Voilà le plan : Marwan et moi, sans parler un mot de chinois ni l'un ni l'autre, partons voyager en Mongolie intérieure.
Arriver à la gare n'est déjà pas gagné. En effet, il faut marcher une dizaine de minutes depuis le métro, et nous ne savons absolument pas dans quelle direction aller. Nous n'avons bien sûr pas pris de carte, trop facile. Nous arrivons à demander notre destination entre guide de conversation et mime, et par chance nous tombons sur une femme qui nous prend sous son aile. Elle nous fait monter dans un bus avec elle, nous paye les billets en refusant qu'on la rembourse, et nous accompagne jusqu'à lire le panneau de départ des trains. La Nature est avec nous, comme d'habitude.
Nous voilà dans le hall de la gare, direction Huhehaote (capitale de la mongolie intérieure). Vous pouvez observer, jusqu'au fond de la gare, le nombre de personnes qui attendent pour le même train.

Nous arrivons à notre couchette (train de nuit), sans nous douter encore du GAVAGE qui nous attend. En effet, dans notre compartiment de 6 personnes, il y a nous deux et... une bande de 4 potes chinois. Alors que nous les saluons tranquillement, ils nous proposent de prendre un verre. Nous acceptons instantanément, et il s'avère que c'est un alcool de type tord-boyaux. J'apprendrai plus tard qu'il est d'environ 60 degrés. Ils nous donnent aussi des baguettes et nous commencons à manger avec eux. Au menu : légumes et coeur de poulet, plutôt dur à mastiquer. Le repas est ponctué de ces petites scènes qui nous caractérisent, comme ce moment ou je fais le malin au niveau de la maîtrise des baguettes, puis fais tomber ma tomate cerise par terre, telle une loose. De fil en aiguille, nous balançons de plus en plus de mots en chinois. La discussion s'engage à un rythme extrêmement lent, mais personne n'est pressée... La soirée monte en pression, et je pense qu'au bout de deux heures nous nous considérons réciproquement comme potes (bien que nous les considérions comme tels de manière unilatérale dès la première seconde, vu le niveau de jus). Voici la fine équipe direction la mongolie :

Le troisième en partant de la gauche porte le titre de "Si-Pi", qui se traduit par "beau gosse". Gniiiiii. A 22h30, les lumières s'éteignent et le wagon commence à dormir. Notre groupe continue donc la fête à la lampe torche, jusqu'à finir entre les wagons à parler debout devant les chiottes, à l'ancienne. Les vidéos parleront d'elles-mêmes lorsque je pourrai les mettre en ligne. La nuit se fait courte, nous allons dormir. Arrivés à Huhehaote vers 6h30, nous descendons et Si-Pi ouvre un oeil pour nous balancer un "tsai tsien" (au revoir) avant de se rendormir. Magnifique début.
A la gare, nous rencontrons directement un représentant du CYTS, l'agence de voyage officielle chinoise. Nous avons entendu dire qu'avec cette agence les prix sont très corrects, et surtout qu'ils n'ont pas besoin d'être négociés. L'offre est nickel : un jour et une nuit dans les steppes en yourte, un jour dans le désert, repas et trajets compris pour 350 yuans (35 euros). Il reste une demi-heure avant de partir et nous allons petit-déjeuner. Je demande un peu d'eau avec mes nouilles, et on me donne un bol d'eau chaude qui est en fait puisé dans l'eau de cuisson des pâtes. J'apprends alors que c'est tout à fait normal. L'eau n'étant jamais potable Chine, elle est servie bouillie et encore chaude.
Puis nous rejoignons le groupe : un couple anglo-allemand, et deux couples chinois. L'ambiance est excellente. Nous nous mettons en route dans un petit van qui a du perdre ses amortisseurs il y a longtemps, et oublions donc que nous avons des fesses pour les 3 prochaines heures. Après un trajet dans les montagnes qui séparaient autrefois la Mongolie de la Chine, nous arrivons au camp de yourtes dans les steppes. Voici la vue générale sur l'immensité du "grassland" (terre de l'herbe) :

A l'arrivée, les locaux nous font la cérémonie qui consiste à nous ammener en chantant un petit verre d'alcool, que l'on doit boire après avoir trempé le doigt dans le dit-alcool et jeté une goutte par terre, une goutte vers le ciel et une goutte sur son front. Les chants sont fricassants, je mettrai la vidéo en ligne dès que possible. Puis nous posons nos affaires. Voici notre petite yourte avec Marwan :

Voici aussi une photo du groupe :

Un des locaux joue d'un instrument genre violon. La musique est belle, et prend son sens particulièrement dans ce lieu. En un mot, grosse roxxe. Puis nous allons manger.
Nous choisisson ensuite d'aller faire du cheval dans les steppes. Nous sommes 3, plus un guide. Ce sont des chevaux petits, resistants et trapus. Nous allons jusqu'a un lac dans les steppes, ce qui doit faire une ballade d'environ 10 kilomètre. Le cheval dans les steppes est vraiment une sensation au dessus. Le guide parle aux chevaux dans une langue inconnue, et il est très difficile de communiquer avec lui. La bonne nouvelle, c'est qu'il nous offre de faire quelques galops, ce qui est un peu flippant au début mais qui devient rapidement jouissif. Je n'attends alors plus qu'une chose, le-dit galop dans les-dites steppes. Gniiiiii. Evidemment, je me fais engueuler car je suis en train d'essayer de filmer avec une main pendant le galop, ce qui est assez foireux et dangereux. Toujours au top. Marwan tente aussi de repondre a son telephone, pour lacher a Pierre un magnifique "je te laisse, je suis au galop là". Voici une petite photo une fois arrivés au lac au milieu des steppes :

Silence, sel au bord de l'eau, grillons volants, et même une petite barrière de principe (genre de petite barrière en plein milieu des steppes). Le décor est parfait.
De retour aux yourtes, nous observons un spectacle a cheval, puis une demonstration de catch mongol. Il s'agit de mettre l'autre a terre, une sorte de judo sans tatami a meme la terre. Je me porte donc volontaire pour faire un combat avec le champion de la tribu, qui me bat sans probleme apres une resistance d'environ une minute de ma part. C'est sur le CV, j'ai catché avec un mongol.
Puis nous tombons de fatigue comme des masses pour une sieste qui continue jusqu'à ce que le guide nous réveille pour le repas du soir. Nous avons droit a un spectacle traditionnel (?), la musique en tout cas vaut le coup, ainsi que les intruments et les costumes. Voici le groupe en question :

A la table à côté de nous, il y a deux australiens avec qui nous faisons connaissance (peut-être que je les reverrai en Australie, ils viennent de Byron Bay, un coin ou j'ai prévu d'aller). Et à une autre table, un groupe de chinois est visiblement en train de fêter un évènement. Ils ont une table de banquet, et descendent l'alcool à une vitesse impressionnante. La mayonnaise prend, bien diversifiée (chinois assez ronds et étrangers dans une tente en mongolie intérieure, sur de la musique traditionnelle) et BAM c'est la fête. D'ailleurs, séquence collector à venir d'un des chinois faisant la danse magnifique du V de Victory avec les doigts devant mon objectif. Et tout à coup c'est l'innattendu : de la musique electro à fond, les lumières qui s'éteignent, un petit stroboscope, et nous voilà dans une yourte transformée en discothèque agressive. Le clou étant que dehors le soleil n'est même pas encore couché. C'est une des séquences les plus violemment elfiques que j'ai fait pour le moment...
Puis nous allons voir le coucher de soleil, histoire de faire péter un DBZ de principe. Une pensée pour les potes :

On continue la fête, on danse, on discute, on prend des photos et on lache des mots en chinois. Il est maintenant l'heure de se coucher. Il est 23h00 mais on a l'impression d'être 3h00 du matin. Demain le réveil sera rude, on part tôt dans le désert...
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