De retour pour un nouvel article. Comme Schumacher. Pas pour l’article, pour le retour. Ca tombe bien, c’est un
article de sport automobile. Speciale dedicace a Launier qui se reconnaitra.
Where ? Lancelin, WA, dunes de sable blanc en libre acces pour faire les fous.
Why ? Pour faire les fous dans les dunes de sable blanc en libre acces.
How ? Grace a un 4x4 Holden Jackaroo blanc de 1994, qui nous sert aussi de maison depuis plus de 6 mois.
C’est donc chronique.
The deroulement : Arrivage a Lancelin, cherchage les dunes, foncage dans un chemin qui s’avere etre une
decharge. Tres bien, on recommence. Voici quand meme ladite decharge, ca existe aussi en Australie, ne nous voilons pas la face :
Donc, trouvage les dunes, foncage dedans. Crypton en driver et je en reporter images. L’enlisement intervient
tres vite et nous force a passer en mode 4 roues motrices low.
On se ballade dans le sable, on fait des ronds, d’autres formes aussi, et finalement on se laisse tenter par
le grimpage d’une dune. Deux tentatives, deux echecs, et la derniere tentative qui se solde par un enlisement double d’une position inclinee du 4x4 qui calme definitivement nos instincts a la Luc
Alphan (pas pour le ski, pour le rallye). Voici :
Rien a dire, on est des pros.
Puis nous repartons efficacement vers notre Destin. Direction Perth.
Des notre arrivee a Geraldton, nous retrouvons par hasard au point d’informations Xavier et Lisa, qui etaient avec nous sur le fameux parking de Cable Beach (Broome). Nous organisons donc
instantanement une Big Mac Party en nous donnant rendez-vous au Mac Do le soir meme. Un petit G4 en somme (ceux qui doivent comprendre comprendront).
Nous partons ensuite visiter les differentes plages de la ville. Il faut l’avouer, Geraldton n’est pas beau. La plage de la ville, “Town Beach”, est un bout de sable entre la route et le port…
Cela dit, il y a un barbecue, qui me permet de tester la pizza surgelee Mc Cain avec la technique du
“retourne-ta-pizza-pour-la-cuire-des-deux-cotes-puis-remets-la-garniture-dessus-et-finalement-c’est-p***-de-bon”.
Sur la route, nous voyons un animal etrange et particulierement laid. Epais, moitie serpent moitie lezard, tres lent, et qui semble avoir perdu un bout de sa queue. Nous nous arretons pour le
prendre en photo :
Crypton essaye de s’en approcher et de le faire bouger, mais l’animal tire sa langue bleue, se dresse et ouvre la gueule de maniere demesuree. Ne sachant pas trop a quoi s’attendre, on remonte
dans la voiture pour laisser le fiston tranquille. Finalement, un citoyen en train de tondre sa pelouse nous expliquera qu’il s’agit d’un Bob Tail. Il est en fou rire que nous ayons pu avoir peur
de ca, c’est tout simplement un lezard absolument inoffensif. Il n’a meme pas de dents. Gniiiiiiiii.
Niveau temps (parlons-en un peu tiens), nous sommes encore au printemps ici. L’ete est en train d’arriver, mais plus nous allons au sud et plus il fait “frisquet” (plus de 25 degres tout de meme
quoi qu’il arrive). Nous verrons meme a Geraldton de la pluie, ce qui permet de se rappeler qu’elle existe apres plusieurs mois sans une goutte. Donc deuxieme etape, acheter une combinaison pour
pouvoir rester dans l’eau a volonte. Nous trouvons une superbe affaire dans un surf shop de la rue pietonne : des combis neuves a 50$.
Direction une des plages un peu a l’exterieur de la ville, Back Beach. Aucun rocher, que du sable, et des vagues assez grosses pour surfer bien qu’elles ne deroulent pas vraiment. En resume,
vraiment bien pour progresser a notre niveau. Le test des combis est positif. Tout va pour le mieux.
Les jours suivants, le temps et les vagues sont malheureusement tres moyens, donc nous passons pas mal de temps a la bibliotheque qui founit gratuitement Internet et electricite. Trier les
musiques, les photos, mettre le blog a jour… finalement ca tombe bien. Et qui voit-on connectes sur Facebook ? Reynald et Elodie ! Et ou sont-ils ? A Geraldton ! Ca marche finalement le
facebookisme. Lol, mdr trop cool ^^
Nous dormirons les jours suivants sur le meme parking, c’est mignon… On rencontrera aussi un couple de canadiens, et on fera meme plein d’activites.
La premiere se passe a la gallerie d’arts de Geraldton. Il parait qu’il y a une artiste qui fait le portrait des visiteurs. Impossible de louper ca. Il y a une double
exposition, l’une d’une artiste assez indescriptible, qui decore grosso modo des choses avec des bouts de bois. Ma description est absolument nulle, mais j’aime bien ce qu’elle fait. Gna gna gna.
La deuxieme exposition est constituee de vieilles photos de tribus aborigenes prises par des explorateurs il y a plusieurs dizaines d’annees. Rien de revolutionnaire, des visages d’enfants, des
cliches de danses etc… C’est le style old school et le fort jus de ces photos qui font que je ne m’en lasserai probablement jamais.
Et le clou, c’est Roxanne, l’artiste qui va avoir le privilege de croquer ma face (dans le sens de me tirer le portrait, enfin me portrayer quoi). Son atelier est dans un coin de la gallerie, qui
sera l’endroit meme de l’exposition. L’objectif est de faire participer les visiteurs au processus creatif. Il fallait pas le dire deux fois. Gniiiiiiiii. Voila par exemple Reynald, Elo et
Crypton qui se mettent a dessiner eux-memes :
L’oeuvre de Reynald, inspiree aussi bien philosophiquement qu’artistiquement :
Il y a un deuxieme theme transversal, du genre “faire sortir les artistes de leur zone de confort” en les confrontant a ce qu’ils ne savent pas faire. Ce qui signifie basiquement que Roxanne
n’est pas dessinatrice, ses creations sont normalement plutot audiovisuelles et multimedias. Elle s’excuse donc par avance du resultat. Pour ma part, je m’interroge : pourquoi les autres
portraits sont-ils aussi joyeux que des portes de prisons ? Elle me repond que c’est tout simplement parce que les gens ont pose avec ces tetes-la. Je decide donc de poser avec un sourire
demesure. C’est le ticket gagnant pour une crampe des joues. Voici le resultat :
Roxanne etant vraiment sympa, on ne peut pas partir sans casser la croute. Il se trouve que je visitais comme par hasard l’exposition avec du pain et du fromage, et que Reynald venait d’acheter
une bouteille de vin rouge. En-cas dans un atelier :
Pendant ce temps-la, la vie suit sont cours a Geraldton. Comme vous le voyez, les locaux aussi stresses que partout ailleurs (j’avoue que lui a un niveau de relax particulier, pour amener son
matelas jusque dans la rue) :
Deuxieme evenement : “Blessing of the fleet”. Geraldton est un important port de peche, et nous y sommes par hasard le jour le plus important de l’annee, celui de la benediction des bateaux. Le
port s’anime et toute la ville vient se promener sur les stands et assister au spectacle des deux pretres qui benissent la flotte en compagnie de la statue de Marie. Les bateaux sont decores
chacun avec un theme : les hippies, les pirates… Quelques photos des bateaux :
Et pendant la-dite benediction :
Un petit groupe de jazz etait de la partie, des jeux gonflables, et meme le fameux disco-bus de Gerladton :
Et pour ceux qui desireraient envoyer encore plus du lourd, il y avait aussi le Limousibus :
En tout cas y'a pas photo, on s'est beaucoup plus marre dans le disco-bus grace a l'accueil taquet et genial des proprios.
Un petit arret au stand bouffe pour aider la cooperative des pecheurs de Geraldton, “des pecheurs au service des pecheurs”. Nous prenons bien sur une brochette de genre de langoustines, l’objet
principal de la peche locale :
Et la journee se finit en beaute sur un magnifique concours de sushi :
Et Geraldton n’est meme pas encore fini… Il y a une eglise fameuse, mais difficile de dire ce qu’elle a de vraiment particulier a part le fait d’avoir plus de 50 ans. Comme moi, vous l'aurez au
moins vue, elle a du charme :
Nous terminerons Geraldton sur un clou culinaire, en allant nous faire EXPLOSER le bide dans le resto italien local. Cette action aura lieu ce soir, bilan au prochain article, surement poste
depuis Perth.
C’est parti pour un petit surf-trip depuis Ningaloo, direction Geraldton.
Premier spot : Worrorra. Plusieurs kilometres de piste 4x4, qui nous permettent d’atteindre un coin magnifique mais insurfable pour nous. En bons professionnels, nous reperons rapidement notre
solitude absolue sur le spot ainsi que les rochers omnipresents, et decidons illico de nous diriger vers le spot suivant. Voici tout de meme l’endroit, ou nous primes une tartine de confiture :
L’evenement de Worrora, plus que le surf, c’est donc le mouton. Les animaux ayant l’art de traverser EXACTEMENT au moment ou passent les voitures, il est parfois difficile de les eviter, surtout
sur des pistes en terres ou tourner ou freiner brusquement pourrait entrainer de belles pertes de controle du vehicule. Resultat, j’ai la douleur de vous annoncer la mort du mouton de Worrorra,
que nous avons assassine involontairement lorsqu’il s’est jete sous nos roues. Voici Mouton Dead :
Apres cette tragique aventure, nous atteignons le spot suivant, Red Bluff. Alors la, attention. Pour le coup il s’agit d’un vrai spot celebre, le genre de vagues qui apparait dans les magazines,
qui tubent et font rever les adolescents en periode adrenaline hormones sports extremes. Coup classique, on y accede apres plusieurs dizaines de kilometres de piste 4x4. En roulant le long de
l’ocean, nous apercevons plusieurs baleines qui respirent et font des sauts hors de l’eau. Ca annonce la couleur. Et une chose est certaine, on n’arrive pas a Red Bluff par hasard. Pas d’eau
courante, seulement des emplacements genre camping sauvage, et des surfeurs chevronnes. Voici l’endroit, preserve, magnifique au deumeurant meme hors du critere surf :
Un gros plan sur la pointe au fond, le spot pour surfer :
Nous y rencontrons Aymeric, un reunionnais voisin de notre prof de surf a Biarritz, William. Il suffit de quelques secondes de discussion pour bien se rendre compte qu’il y a un probleme de
referentiel commun. Alors qu’on se tate pour rentrer dans l’eau, lui en sort car les vagues deviennent trop petites pour vraiment faire de beaux tubes. Content d’avoir “surfe le bluff”, il est
toutefois un peu decu de ne pas s’etre “colle des gros barrels”. On est un peu en fin de saison, et la vague commence a perdre. Nos preocupations a nous sont plutot les suivantes : la vague
(petite mais quand meme plus grande que nous) s’enroulant violemment autour des rochers, que se passe-t-il lorsque l’on n’arrive pas toujours a se mettre debout sur sa planche, et que, le cas
echeant, on ne sait aller que tout droit et non faire des figures en partant sur le cote ?
Finalement, nous decidons de rentrer dans l’esprit du surf et de foncer dans l’eau sans reflechir. Tant qu’on est pas morts, on peut surfer. Et si on meurt, on ne craindra plus les vagues. Go.
En s’approchant, on decouvre qu’avant de surfer, la premiere difficulte est deja de rentrer dans l’eau, En effet ici, pas de plage, il faut se jeter dans l’eau depuis les rochers. Hum hum. F**k,
je sens deja l’esprit du surf qui s’envole. Puis a un moment, une vague recouvre les rochers, une poussee d’adrenaline arrive, je saute dedans la planche en avant. L’eau m’entraine comme prevu,
je nage comme un derate sans me retourner et me voila en pleine eau. WOUUUUUUUUW !!! Premier hurlement de principe, je suis dans l’eau a Red Bluff. La suite est moins guerriere, puisque
basiquement nous avons passe une heure a nager autour de cette grosse vague, tenter d’en prendre quelques-unes tout en sachant qu’on etait trop loin du break pour vraiment l’exploiter, et revenir
a la berge en grimpant sur les rochers en question avec autant de maitrise que pour rentrer dans l’eau. Pendant ce temps, le niveau moyen des autres a l'eau etait ca :
On a encore eu l'art de commencer le surf dans un des endroits les plus balezes, rocailleux et loin de la civilisation. Bon, Aymeric a surfe le Bluff, moi j’ai bluffe le surf. On echange les
adresses avec le-dit Aymeric, on prevoit de se recroiser a Margaret River (Temple du surf australien), et il nous donne un magazine de surf lorsqu’il constate avec effarement que nous n’en avons
meme pas un dans la caisse.
La route vers le spot suivant passe par Carnarvon, une ville typiquement moyenne d’ordinaire, sauf que precisement aujourd’hui c’est le depart d’une grande course tout-terrain. Des dizaines de
quads, motos cross, et surtout buggy-pro sont sur la ligne de depart. Ca petarade de partout, les vehicules chauffent, c’est la foire. Je discute avec un des membres d’une equipe de buggy-pro,
qui me developpe bien la puissance de ces engins. Cette course est une etape integree dans la competition nationale, et seule etape du WA. Il y a environ une quarantaine de buggy-pro (la plus
grosse categorie) en competition. Je demande evidemment si il peut m’en vendre une, et il me repond positivement sous reserve que je lui donne en echange 500,000 dollars. Les amortisseurs sont
impressionnants, mais j’avoue que c’est hors-budget. En images, le-dit buggy-pro :
Et la coupure de journal local. La preuve que c'est un evenement quand meme !!!
Bien evidemment, nous nous sommes gares le matin meme sans le savoir en plein milieu de la zone de depart. Resultat nous nous integrons dans un petit groupe de quads et motocross pour sortir de
la ville. Toujours mieux LA.
Le deuxieme intermediaire avant le prochain spot est Monkey Mia. Il s’agit d’un endroit situe dans Shark Bay, zone protegee naturelle classee au Patrimoine Mondial de l’Humanite. Certaines
especes particulieres de dauphins y viennent tous les matins, ce qui a donne a la plage sa celebrite. Nous penetrons sur le site, qui n’a rien de particulier. La plage est amenagee, il y a meme
des bateaux qui attendent la, un petit supermarche… Bref la venue des dauphins a tournee a la pure attraction touristique, plus sauvage du tout, donc nous partons vite. En continuant a explorer
Shark Bay, nous decouvrons que les plages sont tres particulieres car constituees de petits coquillages qui s’amassent la depuis des milliers d’annees, en se solidifiant les uns avec les autres.
Resultat, certains batiments de la region ont ete construits avec des briques directement taillees dans le sol, comme l’eglise de Denham si vous voulez y aller. Gniiiii. Le concept est marrant,
voici une image de Shell Beach :
Autre decouverte a Hamelin pool, les stromatolites. Je demande un long moment de respect pour les stromatolites. Je repete encore une fois : les stromatolites. Si votre boss vous demande
quelque chose au bureau, ne repondez pas, ecrivez juste sur un papier que vous observez une heure de silence pour les stromatolites.
Pourquoi un tel respect ? Car ce sont eux qui ont permis a toutes les autres formes de vie, dont nous, d’exister aujourd’hui. En effet, ces animaux sont apparus il y a 3,5 milliards d’annees.
Pendant 2 milliards d’annees, ils sont restes les seuls etre vivants sur la planete… Puis leur activite faisant petit a petit monter le niveau d’oxygene a 20%, d’autres formes de vie ont pu
apparaitre. Et pour les remercier, prendre leur place… A titre de comparaison, l’age des dinausaures a commence il y a seulement 230 millions d’annees, et celui des humains seulement 2 petits
millions d’annees…
Pour etre tout a fait precis, les stromatolites sont les amas visibles de milliers et milliers de bacteries, elle-meme appellee Cyanobacteria. Voici nos X-arrieres grands-parents, qui ressemblent
plutot a des rochers qu’a des etres vivants. Prenez le temps de bien observer les photos, car aujourd’hui les stromatolites ne sont presents qu’a deux endroits tres precis dans le monde. Cette
petite plage de Hamelin Pool, et aux Bahamas. Elles ont bien choisies…
Les tres anciennes, decedees et rouges pour une raison encore inexpliquee :
Les petits cousins, qui sont formes par meme bacteries, mais ne s’amassent pas avec la meme forme de stromatolites car plus pres du bord (differents courants, hauteur d’eau etc…) :
Et enfin, les stromatolites purs et durs :
Lorsque la maree est haute, on peut voir ces casi-rochers respirer en faisant de petites bulles… selon le panneau puisque nous y etions a maree basse. Gniiiiii. En tout cas, etrange experience de
voir ces petites bacteries, aussi faibles, reposant dans cet endroit silencieux. Vous les regardez, vous entendez le cliquetis de l'eau, et vous n'arrivez pas a saisir la dimension de ce que vous
voyez... Amour et impalpabilite.
A Hamelin Pool aussi, voici d’autres constructions taillees directement dans les amas de coquillages que nous avons vu precedemment :
Maintenant, direction le deuxieme gros spot de surf, Jake’s point, dans la petite ville de Kalbarri. Ville charmante, tres verte… A peu pres ca :
Mais les vagues encore plus aggressive qu’a Red Bluff. C’est ce qu’on appelle un deadly spot, une vague tres puissante qui pete vraiment dans les rochers. Magnifique a regarder. Des notre
arrivee, nous faisons la connaissance de Jacky Facy, un local qui s’amuse a considerer cette vague comme un manege. Il la prend, nous montre une figure, surf tout autour des rochers et revient a
pied pour se rejetter dans l’eau. Parmis ses “funny tricks” : debout sur un seul pied, puis assis sur la planche... Le clou, vraiment dommage de n’avoir pas eu l’appareil avec
nous a ce moment. Voici tout de meme a quoi ressemble la vague :
Sur celle-ci, on voit bien a quel point la vague s'explose dans les rochers :
Vous pouvez apercevoir ici un surfeur en train de ducker (rentrer dans la vague pour passer derriere) en regardant bien sur cette photo :
Et il faut garder en tete que nous sommes en fin de saison et que la vague est loin d’etre a son maximum…
En ce qui nous concerne, nous ne rentrons meme pas dans l’eau sur ce spot (c’est le meme principe de se jeter dans les rochers qu’a Red Bluff, mais encore plus violent et avec la vague qui vous
pete dessus direct). Nous allons donc essayer de surfer la “petite droite” juste a cote, qui ressemble a ca :
La vague n’est pas enorme (simplement grande), mais puissante et a l’avantage d’etre aussi au milieu des rochers. Le petit bonus, c’est le fort courant qui oblige a paddler (ramer sur la planche)
en permanence pour juste rester au meme endroit. Ce sera bien pour debuter. Finalement Crypton arrivera a en faire une debout, moi aucune. En revanche, j’ai reussi a me faire rouler bien au fond
assez longtemps pour tester ma limite en apnee.
Voici un exemple de nos gamelles (Crypton sur cette photo, qui resume bien ma session aussi) :
Sur celle-ci, je suis en train d’esperer qu’une vague arrive, mais aussi en train d’esperer que finalement elle n’arrive pas. Gniiiiiiiiiiii :
Et en fin de journee, j’ai eu le plaisir de surfer avec les petits locaux de 10 ans, qui ne comprenaient pas pourquoi je ne prenais aucune vague debout, et qui envoyaient du lourd sur leurs
petites planches. Il faut dire que cet endroit est leur cour de recreation depuis qu’ils sont nes.
Pour finir en beaute, je suis sorti de l’eau sur les rochers (nickel) juste au moment ou une bonne session est arrivee pour faciliter l’action, et j’ai gagne ce beau souvenir :
Le premier surf-trip serieux a donc ete une bombe atomique. Nous avons eu la recompense adaptee pour avoir commence dans les vagues les plus dures : des endroits magnifiques, des rencontres avec
des surfeurs balezes, des claques par des gamins de 10 ans, et aucune vague prise. Un succes toutefois, on s’est mis dans l’eau a chaque fois. Gniiiiiiiiii.
Allez, direction Geraldton, ou il parait qu’il y a des spots plus faciles pour progresser, avec des plages de SABLE.
Le ningaloo marine park est une reserve marine, avec deux petites agglomerations connues nommees Exmouth et Coral Bay. Nous y arrivons avec joie, impatients de decouvrir ces lieux reputes pour
leur beaute naturelle. Ce parc protége en effet la barriere de corail de la cote Ouest, petite soeur de la celebre grande barriere de corail de la cote Est.
Comme d’habitude, a l’arrivee, on fait peter un petit burger maison grace aux barbecues publics :
Puis nous montons sur la petite colline du lighthouse (phare) pour avoir une vue globale. Le site a l’air magnifique, donc un achat s’impose : des palmes. Je ne compte pas louper l’etape
snorkelling (plongee libre en apnee). D’autant qu’il n’y a aucune vague a cette periode, ce qui permet de regler rapidement la question du surf. Quoi que, on aurait pu faire du Brice de Nice de
principe. Mais bon. Premiere plongee, je pars avec deux personnes rencontrees sur la plage autour snorkeller autour d’une epave qui gise au bord de la plage, et qui abrite donc pas mal de jolis
poissons. Premiere approche sympa. Bonne nuit.
Le lendemain, nous nous levons tot pour penetrer dans la reserve de Ningaloo. Les plages sont belles, le sable d'une blancheur incroyable, et le petit bonus ce sont les emeus sauvages qui
traversent la route.
Nous descendons les plages unes par unes, seuls au monde, a peu pres a ce rythme :
Plutot que de revenir sur nos pas pour rejoindre la route, nous decidons d’atteindre Coral Bay par une piste 4x4 sablonneuse et peu frequentee. Ce sera l’occasion d’utiliser le mode 4 roues
motrices (yeah, ca sert des fois !!!), d’aller doucement et de se faire couper la route par des chevres, kangourous, moutons… qui se balladent tranquillement partout.
Les termitieres donnent au paysage un aspect extra-terrestre, que Crypton a directement bien identifie : c'est DBZ.
Dans le doute, nous confirmons notre route aupres d’un espece de Robinson Crusoe qui a installe son campement sur une plage sauvage. Il est la depuis plusieurs mois, et n’est visiblement pas pres
de bouger. Encore un phenomene…
Apres un arret sur la route pour dormir, et un trajet lent malgre les conseils d’un conducteur de 4x4 croise sur la route qui nous pousse a bomber a 100, nous arrivons a Coral Bay. Petit village
qui semble construit pour le tourisme, c’est joli meme si ca sent globalement la pompe a fric. Nous voulons profiter de la barriere de corail, et prenons un ticket pour un bateau qui va nous
emmener plonger un peu plus au large. Nous passons d’abord dans le sanctuaire des tortues. Sanctuary en anglais, c’est un lieu absolument protégé, donc bien sur impossible de s’y baigner. Les
tortues viennent ici, car elles y trouvent une sorte de pre marin fait d’une algue dont elles se nourrissent. Nous les observons grace au fond en verre du bateau.
Puis nous vogons vers des sites ou il est possible de plonger. Et la, c’est le GAAAVAAAGE. Il y a bien sur plus de fond que sur le bord de la plage, ce qui permet de bonnes apnees. La guide nous
propose d’essayer de trouver une tortue qui vit dans le coin. Apres un bon quart d’heure de nage intensive, nous trouvons enfin la bete. Elle evolue paisiblement entre les coraux. Les photos sont
furtives, mais j’ai trouve ca magnifique. Nager avec une tortue en liberte sur son recif… Reve d’enfance… C’etait pas si complique finalement ! Mais beau comme je l’esperais. La dite tortue en
photo :
Et d’autres cliches sous-marins :
Au retour, le bateau nous emmene voir le plus vieux corail de la barriere, vieux de 5000 ans. Malheureusement, le pilote s'en approche sans vergogne et lui passe meme dessus sans avoir l'air de
s'inquieter. Donner l'exemple...
Cela dit, en definitive, le Ningaloo marine park aura ete une superbe experience. On reprend la route, cette fois-ci avec l'option surf sur "ON". On va passer sous le tropique du Capricorne, ce
qui nous permet d’affirmer avec la science qui est la notre qu’a partir de maintenant les vagues vont arriver violemment...
Depart de Broome. C’est parti pour longer la cote Ouest du nord vers le sud. Le prochain stop “connu” est la reserve marine de Ningaloo, environ 2000 km plus bas.
Nous prenons donc la carte et decretons quelques arrets au hasard sur la route, juste pour voir a quoi ca peut ressembler. Nous comptons bien prendre notre temps, sans se precipiter sur les coins
touristiques. Vous allez le voir, nous avons ete servis sur le cote non touristique. Ayant l’art de choisir les noms poetiques, nous optons pour : Dampier, Port Headland et Wallal. Le lonely
Planet explique que l’etat du Western Australia possede le meilleur comme le pire, et je peux desormais vous dire ou est le pire. Premier arret Dampier, pas grand chose a commenter. Tres petite
ville, plage laide au milieu du port :
Puis nous arrivons a Port Headland, le pole industriel surnomme “la ville brune”. Cette ville symbolise parfaitement le nord de la cote ouest, qui peut se resumer par l’expression “exploitation
miniere”. Le bon cote, c’est de pouvoir constater en images que l’extraction de minerais represente une bonne part de l’economie australienne. C’est aussi l’occasion de voir au loin probablement
les plus grosses machines que j’ai vu de ma vie. Et pour ceux qui ont besoin d’argent, un petit tuyau, les salaires sont excellents a Port Headland et le travail facile a trouver. Voici deux
cliches artistiques qui permettent de rajouter une touche creative et foireuse a la laideur des lieux :
Je ne m’attarderai pas non plus sur le dernier stop avant Ningaloo, Wallal. C’est une plage – caravan park que l’on atteint apres une petite dizaine de kilometres de piste. Le cote fun c’est de
pouvoir rouler a volonter sur le sable de la plage avec le 4x4. Mais la plage est etrange, etroite, occupee principalement par des pecheurs. L’eau est tres sableuse (surement une agitation
momentanee) et ne donne pas envie de s’attarder. En images :
Resultat, nous allons arriver plus vite que prevu a Ningaloo. Toujours au top.