Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 07:19
06/06/09

Apres le retour de Mongolie, nous repartons directement le lendemain faire une belle etoile sur la Grande Muraille. Pour cela, il faut faire les courses. Grand moment a Tia Le Fou, nom chinois de Carrefour, qui signifie environ "bonheur et prosperité a la maison". Voila à quoi ressemble donc Tia Le Fou.

L'exterieur du Tia Le Fu dans le centre de Beijing :


Une fois rentré dans le Tia Le Fu, les premieres impressions ne sont pas mauvaises, si l'on se met dans l'esprit que nous aurons affaire a un Carrefour d'il y a une quinzaine d'années, avec les petits carreaux blancs, les lignes jaunes au sol, les etageres simplissimes et les gros tas de tout posés dans le magasin. J'ai même retrouvé la vieille organisation a l'ancienne avec les produits de jardin, d'animaux et en face les petits bonzais. Un rayon quelconque :


Tout devient vraiment intéressant lorsqu'on descend au rayon nourriture. A part les produits différents de chez nous (normal), c'est le niveau d'hygiène qui calme tout de suite l'envie d'acheter. Commençons donc par les produits. D'abord, des fruits appelés le fruit du dragon, à mi-chemin entre la pastèque et le kiwi, délicieux :


Puis, au rayon poissonerie (au non au rayon animalier), on trouve les tortues. Dans un petit bac bleu, elles attendent patiemment qu'on les mange :


Pour l'hygiène, commençons soft avec les brochettes posées en vrac, que tout le monde retourne directement à la main pour les choisir. C'est d'ailleurs dans ce tas que nous achetons nos 99 petites brochettes pour le repas sur la muraille (pour 15 personnes). De toute facon, même un bon microbe ne résiste pas à un gros barbecue (même si il a eu le temps de se développer à cause de la rupture probable de la chaine du froid gniiiiiii)


En se balladant toujours dans la poissonerie, on trouve cette caisse bleues posées à hauteur des cadis (une espèce de petite tête de gondole gniiiiii) avec des produits variés et plus ou moins vivants pour ce qui est des petites écrevisses (qu'on trouve beaucoup a Beijing d'ailleurs). Les gens s'arrêtent et regardent un peu dedans, des fois emportent quelques "ecrevisses" :


Voici maintenant une question mystère : quelle est donc cet aliment poissoneux, coupé en morceaux, de couleur blanchâtre, baignant dans une eau à temperature ambiante ? Réponse : ne sais pas. Mais préfère le manger bien cuit dans un wok qu'à la poêle avec un peu de citron :


Mais amis des animaux rassurez-vous, ceux-ci ne souffrent pas longtemps. La preuve dans ce bac, ou deux gros poissons sont déjà morts avant d'etre achetés :


En terme d'alcool, les marques importées coûtent à peu près comme en France je suppose (donc très cher ici), exemple : Jack Daniels 75 cl à 21 euros, Jameson à 14 euros ou Ballantines à 12 euros. Mais heureusement pour fortifier les estomacs, on trouve l'alcool local par bidon de plusieurs litres. Sur la photo, le bidon que pointe Marwan ou il est indiqué 62 degrés (on rigole pas ici avec le dosage) est à moins de 5 euros. Ouf, la population ne tombera pas malade à cause du poisson.


On retrouve même en vrac le bon vieux Tang, jus d'orange en poudre, disparu dans nos hypers depuis pas mal d'années (n'est-ce pas sur ce produit qu'il y avait eu des polémiques car il était cancérigène ?) :


Pour ce qui est barres chocolatées, c'est clairement Snickers qu'on voit partout, sûrement grâce à la cacahuète qui est ici bien appréciée. La tête de gondole Snickers est énorme et le prix super agressif, de l'ordre de 3 yuan (30 centimes) un paquet de plusieurs Snickers. Et pour les nostalgiques, on retrouve même les vieux petits tapis de caisse d'avant, dans leur plus grande pureté puisqu'on a même pas de petites tours de produits d'impulsion genre les piles, les chewing gums...


  Les courses sont terminées, mais je découvre une derrière specialité locale : l'agression de cadis. Nous sommes en train de sortir de Tia Le Fu lorsque deux vieilles femmes nous courent dessus et tentent de prendre le controle du cadis. Nous les laissons donc plus ou moins conduire le cadis sans comprendre ce qu'elles veulent, la seule chose à peu près certaine étant qu'elles ont des visages et une attitude agressifs. Quelqu'un nous expliquera qu'elles voulaient probablement des tickets de caisse pour tenter de se faire rembourser des produits qu'elles n'ont pas acheté. La jungle continue...

Par T, dit le-dit - Publié dans : Chine
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 20:59
05/06/09

Après nous êtres levés tôt dans la yourte, nous partons matinalement près un frugal petit déjeuner mongol. Nous repassons par Huhehaote déposer les deux australiens puis filons vers le désert. 4 heures de route dans le même van sans amortisseur, rien à signaler de spécial à part un bris naturel des fessiers. Gniiiiii.

Le désert apparaît d'un coup au bout d'une route. Nous sommes surpris de cette cassure du paysage qui paraît artificielle tellement elle est nette. Le mini van nous laisse à "l'entrée", puisque pour changer la Chine a fait de ce lieu une manne touristique sans vergogne. Nous sommes tout de suites accostés par des marchands qui veulent nous vendre leurs gadgets, qu'achètent d'ailleurs en majorité... des chinois. Un groupe devant nous par exemple se retrouve avec une sorte d'uniforme puisqu'ils ont presque tous acheté la même chose. Voici un aperçu, sur cette photo c'est le marchand de chapeaux qui est passé (et l'on remarquera au passage que les touristes viennent dans le désert en pantalon de ville / chemise) :


Une jeep nous amène de "l'entrée" jusqu'à à un espece de centre d'activités, ou on peut faire par exemple de la luge des sables. Nous choisissons (bien sûr) le tour en chameau.  Nous entrons alors dans un enclos ou les bêtes sont gardées, et ou les guides attendent les touristes à la pelle pour leur faire faire un tour de 30 minutes. Il est interdit d'emporter quoi que ce soit sur les chameaux, mais j'arrive à planquer le panneau "Allez Malherbe" dans mon slip. Mon entrouloupe surprend le guide au moment ou je le sors, mais finalement il laisse faire sans broncher. Sur la suite de la ballade le guide est plutôt tendu, mais j'arrive à le faire marrer quand même lorsque j'insulte un chameau récalcitrant de sale francais. Nous passons rapidement dans les dunes, mais ca laisse le temps de toucher le désert du doigt. Vous me reconnaîtrez facilement sur cette photo (gniiiiiiii) :


 Pour le reste de l'après-midi, nous arrêtons les activités avec Marwan, pour partir créer les nôtres en marchant seuls dans les dunes. Nous optons pour la solution dite des sauts foireux, et passons toute la fin de l'après-midi à faire des figures en sautant dans le sable. Joie. Une vidéo de ces sauts est disponible sur facebook, dès que je sais comment faire je l'insère ici (et sur youtube dès que je pourrai l'uploader sans être censuré gniiiiii).

Plein de sables dans les cheveux et dans les habits, ultra contents des sauts effectués, et ayant réussi a garder en vie les appareils photos, nous nous endormons dans le mini bus pour nous réveiller à Huhehaote quelques heures plus tard. Après ces jours éprouvants, nous nous orientons sur un Mc Donald's de principe. L'expérience est intéressante : ce n'est pas une légende, la glace est bien mangée avant les frites (en tout cas les deux personnes de la table d'à côté). Je découvre aussi le coca cappucino (coca avec de la glace italienne dessus). Et enfin, j'ai la preuve que les wc traditionnels sont ici utilisés comme des wc turcs. Vous pouvez observer sur la photo les traces de semelles sur la cuvette, ainsi que la cassure liée au poids à l'endroit ou sont posés les pieds : certains chinois se mettent debout sur les toilettes en position de toilettes turcs. Choc culturel parmi d'autres, mais je pense que les toilettes en général vont devoir faire l'objet d'un article.


Nous prenons ensuite le train, et retour à Pekin. Nous sommes maintenant carrément à l'aise en Chine, presques bilingues, et prenons même un bus tout seuls sur le trajet retour. Eh ouais.




Par T, dit le-dit - Publié dans : Chine
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 19:19
03/05/09

Voilà le plan : Marwan et moi, sans parler un mot de chinois ni l'un ni l'autre, partons voyager en Mongolie intérieure.

Arriver à la gare n'est déjà pas gagné. En effet, il faut marcher une dizaine de minutes depuis le métro, et nous ne savons absolument pas dans quelle direction aller. Nous n'avons bien sûr pas pris de carte, trop facile. Nous arrivons à demander notre destination entre guide de conversation et mime, et par chance nous tombons sur une femme qui nous prend sous son aile. Elle nous fait monter dans un bus avec elle, nous paye les billets en refusant qu'on la rembourse, et nous accompagne jusqu'à lire le panneau de départ des trains. La Nature est avec nous, comme d'habitude.

Nous voilà dans le hall de la gare, direction Huhehaote (capitale de la mongolie intérieure). Vous pouvez observer, jusqu'au fond de la gare, le nombre de personnes qui attendent pour le même train.


Nous arrivons à notre couchette (train de nuit), sans nous douter encore du GAVAGE qui nous attend. En effet, dans notre compartiment de 6 personnes, il y a nous deux et... une bande de 4 potes chinois. Alors que nous les saluons tranquillement, ils nous proposent de prendre un verre. Nous acceptons instantanément, et il s'avère que c'est un alcool de type tord-boyaux. J'apprendrai plus tard qu'il est d'environ 60 degrés. Ils nous donnent aussi des baguettes et nous commencons à manger avec eux. Au menu : légumes et coeur de poulet, plutôt dur à mastiquer. Le repas est ponctué de ces petites scènes qui nous caractérisent, comme ce moment ou je fais le malin au niveau de la maîtrise des baguettes, puis fais tomber ma tomate cerise par terre, telle une loose. De fil en aiguille, nous balançons de plus en plus de mots en chinois. La discussion s'engage à un rythme extrêmement lent, mais personne n'est pressée... La soirée monte en pression, et je pense qu'au bout de deux heures nous nous considérons réciproquement comme potes (bien que nous les considérions comme tels de manière unilatérale dès la première seconde, vu le niveau de jus). Voici la fine équipe direction la mongolie :


Le troisième en partant de la gauche porte le titre de "Si-Pi", qui se traduit par "beau gosse". Gniiiiii. A 22h30, les lumières s'éteignent et le wagon commence à dormir. Notre groupe continue donc la fête à la lampe torche, jusqu'à finir entre les wagons à parler debout devant les chiottes, à l'ancienne. Les vidéos parleront d'elles-mêmes lorsque je pourrai les mettre en ligne. La nuit se fait courte, nous allons dormir. Arrivés à Huhehaote vers 6h30, nous descendons et Si-Pi ouvre un oeil pour nous balancer un "tsai tsien" (au revoir) avant de se rendormir. Magnifique début.

A la gare, nous rencontrons directement un représentant du CYTS, l'agence de voyage officielle chinoise. Nous avons entendu dire qu'avec cette agence les prix sont très corrects, et surtout qu'ils n'ont pas besoin d'être négociés. L'offre est nickel : un jour et une nuit dans les steppes en yourte, un jour dans le désert, repas et trajets compris pour 350 yuans (35 euros). Il reste une demi-heure avant de partir et nous allons petit-déjeuner. Je demande un peu d'eau avec mes nouilles, et on me donne un bol d'eau chaude qui est en fait puisé dans l'eau de cuisson des pâtes. J'apprends alors que c'est tout à fait normal. L'eau n'étant jamais potable Chine, elle est servie bouillie et encore chaude.

Puis nous rejoignons le groupe : un couple anglo-allemand, et deux couples chinois. L'ambiance est excellente. Nous nous mettons en route dans un petit van qui a du perdre ses amortisseurs il y a longtemps, et oublions donc que nous avons des fesses pour les 3 prochaines heures. Après un trajet dans les montagnes qui séparaient autrefois la Mongolie de la Chine, nous arrivons au camp de yourtes dans les steppes. Voici la vue générale sur l'immensité du "grassland" (terre de l'herbe) :


A l'arrivée, les locaux nous font la cérémonie qui consiste à nous ammener en chantant un petit verre d'alcool, que l'on doit boire après avoir trempé le doigt dans le dit-alcool et jeté une goutte par terre, une goutte vers le ciel et une goutte sur son front. Les chants sont fricassants, je mettrai la vidéo en ligne dès que possible. Puis nous posons nos affaires. Voici notre petite yourte avec Marwan :


Voici aussi une photo du groupe :


Un des locaux joue d'un instrument genre violon. La musique est belle, et prend son sens particulièrement dans ce lieu. En un mot, grosse roxxe. Puis nous allons manger.

Nous choisisson ensuite d'aller faire du cheval dans les steppes. Nous sommes 3, plus un guide. Ce sont des chevaux petits, resistants et trapus. Nous allons jusqu'a un lac dans les steppes, ce qui doit faire une ballade d'environ 10 kilomètre. Le cheval dans les steppes est vraiment une sensation au dessus. Le guide parle aux chevaux dans une langue inconnue, et il est très difficile de communiquer avec lui. La bonne nouvelle, c'est qu'il nous offre de faire quelques galops, ce qui est un peu flippant au début mais qui devient rapidement jouissif. Je n'attends alors plus qu'une chose, le-dit galop dans les-dites steppes. Gniiiiii. Evidemment, je me fais engueuler car je suis en train d'essayer de filmer avec une main pendant le galop, ce qui est assez foireux et dangereux. Toujours au top. Marwan tente aussi de repondre a son telephone, pour lacher a Pierre un magnifique "je te laisse, je suis au galop là". Voici une petite photo une fois arrivés au lac au milieu des steppes :


Silence, sel au bord de l'eau, grillons volants, et même une petite barrière de principe (genre de petite barrière en plein milieu des steppes). Le décor est parfait.

De retour aux yourtes, nous observons un spectacle a cheval, puis une demonstration de catch mongol. Il s'agit de mettre l'autre a terre, une sorte de judo sans tatami a meme la terre. Je me porte donc volontaire pour faire un combat avec le champion de la tribu, qui me bat sans probleme apres une resistance d'environ une minute de ma part. C'est sur le CV, j'ai catché avec un mongol.

Puis nous tombons de fatigue comme des masses pour une sieste qui continue jusqu'à ce que le guide nous réveille pour le repas du soir. Nous avons droit a un spectacle traditionnel (?), la musique en tout cas vaut le coup, ainsi que les intruments et les costumes. Voici le groupe en question :


A la table à côté de nous, il y a deux australiens avec qui nous faisons connaissance (peut-être que je les reverrai en Australie, ils viennent de Byron Bay, un coin ou j'ai prévu d'aller). Et à une autre table, un groupe de chinois est visiblement en train de fêter un évènement. Ils ont une table de banquet, et descendent l'alcool à une vitesse impressionnante. La mayonnaise prend, bien diversifiée (chinois assez ronds et étrangers dans une tente en mongolie intérieure, sur de la musique traditionnelle) et BAM c'est la fête. D'ailleurs, séquence collector à venir d'un des chinois faisant la danse magnifique du V de Victory avec les doigts devant mon objectif. Et tout à coup c'est l'innattendu : de la musique electro à fond, les lumières qui s'éteignent, un petit stroboscope, et nous voilà dans une yourte transformée en discothèque agressive. Le clou étant que dehors le soleil n'est même pas encore couché. C'est une des séquences les plus violemment elfiques que j'ai fait pour le moment...

Puis nous allons voir le coucher de soleil, histoire de faire péter un DBZ de principe. Une pensée pour les potes :


On continue la fête, on danse, on discute, on prend des photos et on lache des mots en chinois. Il est maintenant l'heure de se coucher. Il est 23h00 mais on a l'impression d'être 3h00 du matin. Demain le réveil sera rude, on part tôt dans le désert...
Par T, dit le-dit - Publié dans : Chine
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Samedi 13 juin 2009 6 13 /06 /Juin /2009 01:13
03/06/09

Pas d'inquiétude avec l'hôpital, plus de peur que de mal. Il s'agit de Marwan, qui avait un bruit persistant dans l'oreille depuis un concert de rock dans un bar chinois. A l'hôpital chinois, il n'y a aucun spécialiste de l'oreille, et d'ailleurs tout le monde lui déconseille d'y aller (mauvaises conditions et même diagnostics faux). Il décide donc d'aller à Beijing United, l'hôpital "international". La, il obtient rapidement rendez-vous avec un spécialiste, et son expérience est intéressante à raconter. En dehors du coût, probablement inaccessible pour un chinois moyen, il est reçu comme dans une véritable entreprise. On le "remercie d'avoir choisi Beijing United", et on lui fait avant tout signer un papier de décharge de responsabilité de l'hôpital. Le médecin le prend exactement à l'heure. Finalement ce n'est rien de grave, juste quelques jours à attendre. Ce qui interpelle, c'est la constatation de la privatisation de la santé de qualité.

Puis nous partons visiter, avec Pierre aussi, le parc olympique de Beijing 2008. Le fait marquant est l'importance de l'investissement effectué pour les laisser inexploités dès la fin des Jeux. Une rame de métro flambant neuf et des bâtiments immenses, qui aujourd'hui ne servent à rien. Des esplanades style architecture moderne à perte de vue, des buildings vides, et une piscine olympique dans laquelle on ne peut même pas se baigner. Voici une photo de cette magnifique piscine (qu'on peut visiter cependant), et devant ses nombreuses buvettes fantômes :


Peut-être que plus de monde vient le week-end, ce qui pourrait relativiser cette impression d'inutile... Mais même ainsi, je doute que les bureaux vides se remplissent le samedi...

Nous décidons de rentrer dans le stade, le "nid" comme l'évoque son architecture. Etant donné le peu d'affluence, j'ai tout simplement décidé de louer le stade pour moi, à peine 600 euros pour une heure. Une spéciale dédicace donc à Ramzy dans Seuls Two :


Puis j'ai organisé un petit barbecue dans le stade, avec quelques guezmers, et on a pris des photos avec les potes :


Enfin on a terminé avec par une teuf dans le stade. Je pense que l'année prochaine je fais un festival éléctro dans le jardin.

En route pour la mongolie...




























Par T, dit le-dit - Publié dans : Chine
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 23:47

02/06/09

Revenus à Beijing, nous partons avec Marwan (pour rappel un lyonnais qui loge aussi chez Anne et Pierre) voir quelques temples. Sur le chemin nous nous arrêtons pour manger dans un petit boui-boui comme on aime, et nous nous rendons compte qu'on ne connaît qu'un seul mot : le "Tan tchao fan" (riz aux oeufs). Ca tombe bien, c'est bon. C'est en mangeant dans la petite salle du restaurant que nous assistons a un beau morceau de propagande télévisé : l'armée chinoise en train de sauver un enfant. Ton solennel, interview de soldats / généraux exemplaires, on dirait presque une reconstitution. Qu'elle est belle l'armée chinoise... D'ailleurs, vu le regard respectueux et le silence des spectateurs, comment en douter...  

Nous commencons par aller au temple du Lama, un des endroits en Chine ou le culte tibétain peut encore être célébré en paix. Ce temple a été construit à l'époque ou la Chine avait encore besoin de ménager le Tibet et la Mongolie, assez puissants pour créer des troubles majeurs. Le temple est beau et je retiens le grand Buddha de 24 m de haut taillé dans un seul tronc d'arbre, et un tableau construit par une série de collages de tissus d'une extrême précision. Pour une fois, j'apprécie un tableau (d'habitude c'est peu le cas). A part le fait que le temple est de culte tibétain, pour les non experts que nous sommes il reste assez classique. Un panneau est particulièrement roxxant, écrit en plusieurs langues et notamment en mongol (colonne de droite) :

 

 
Puis nous allons au Temple de Confucius, situé presque à côté. Nous tentons un audioguide, mais vu sa longueur extrême, son accumulation de données chiffrées et sa monotonie, nous le laissons tomber pour nous ballader tel des elfes dans le parc du temple. Je retiens de l'audioguide avant de l'éteindre l'histoire de "l'arbre qui distingue les bons et les méchants". Un premier ministre perfide, déguisé en Empereur, mot à mot "malfaiteur de tous les vices, qui opprimait les peuples et causait des torts aux fidèles de la nation", fut démasqué par l'arbre qui lui enleva sa coiffe en laissant tomber une de ses branches. Je me suis mis sous l'arbre en question, et n'ayant même pas reçu une feuille, j'en déduis que je ne suis pas perfide. Gniiiiii. Les lieux sont classiques, pour les photos elle se trouveront facilement sur Google. Gniiiiiii

Puis nous mangeons avec Anne et Pierre sur une terrasse, des aubergines succulentes. Je leur mets un 16/20 sans forcer.

Après direction Tiananmen, pour retourner sur la place la plus grande du monde et essayer d'y passer plus de 5 minutes sans se faire interpeller. Gniiiii. D'autant que la police est très présente. J'apprends aussi que cette place est fermée la nuit. La place n'a pas volé son surnom de "la plus surveillée au monde". Peut-être que la date, à quelques jours du 20ème anniversaire du massacre de 1989, rend la situation un peu plus tendue, même si cette date ne génère traditionnellement pas de mouvement spécial.

C'est effectivement immense, et solennel. Sur le côté, le parlement, dans un style efficace et sans fioriture. Et vraiment sur la place, le mémorial de Mao, que voici, dans un style tout aussi pur :


Alors que nous déambulons peinards, deux jeunes chinois nous abordent pour discuter (en anglais). L'un d'eux surtout pose des questions sans crainte, et embraye directement sur Sarkozy (pas du tout apprécié ici, à cause de son intervention à propos du Tibet notamment). Puis, il nous demande ce qui nous surprend en Chine. Nous répondons que c'est l'art de faire cohabiter deux systèmes contradictoires, communisme (dans le discours) et capitalisme (dans les faits). D'ailleurs, j'ai toujours du mal à capter la différence entre le "socialisme de marché" et le "capitalisme"... Gniiiii. Il nous répond alors comme si c'était évident : Mao a apporté l'égalité, et Deng Xiapoing l'argent. C'est un point de vue... Cette idée de "suite logique" entre le communisme et la Chine actuelle est ressortie dans plusieurs conversations, et a atteint son paroxysme au musée du parti communiste a Shanghai, comme nous le verrons dans un autre article.

Le soir, nous retrouvons Anne et Pierre pour aller manger un canard laqué, spécialité pékinoise. Le canard est amené entier devant nous, puis coupé sous nos yeux avec une grande technique. Les tranches se mangent dans des genre de galettes de riz, dans lesquelles on met aussi de l'oignon, de la sauce... Puis nous allons au Rickshow, un bar a priori plutôt d'expatriés. Le grand portrait de David Hasseloff à l'entrée (excellent) nous permet de nous rappeler que nous sommes bien en Chine, en cas d'oubli. Pour terminer sur cette journée, je vous laisse en cadeau cette magnifique affiche vue dans le métro. Une minute de libre pensée. A vous les studios :



Par T, dit le-dit - Publié dans : Chine
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